Posté le 14.03.2008 par aufildesjoursecrire
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Posté le 05.02.2008 par aufildesjoursecrire
J'ai créé un nouveau site plus riche avec de belles photos
Les thèmes : journal, santé, voyages, littérature, société
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Posté le 22.11.2007 par aufildesjoursecrire
Qu'est-ce que le courage ?
Je me demande parfois ce qui pousse les gens à être bénévoles ou volontaires ? Certainement pas la pureté du geste. Sauf lorsque c'est spontané, pour sauver quelqu'un en difficulté. Pour le reste, je n'y crois plus depuis longtemps ou alors il faut être mère thérésa !!! Je me demande si ce n'est pas comme pour Sarko, le besoin de se faire valoir.
Voir suite sur mon site à " réflexions, réflexions un peu philosophiques "
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Posté le 21.11.2007 par aufildesjoursecrire
Plus tard, M. M., le notaire, le mit en contact avec une certaine Lé.... Divorcée, celle-ci cherchait à quitter la France pour aller à Casablanca où les salaires étaient le double et les congés également.
Voir suite sur mon site à " romans que j'ai écrits; tome 3 "
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Posté le 21.11.2007 par aufildesjoursecrire
Avoir peur de rencontrer une femme, ce n'est pas mon genre, si tu n'habitais pas si loin, il y a longtemps qu'on se serait vus, j'aurais tout fait pour te séduire dans le but d'arriver à mes fins, tu t'en doutes, là, ce n'est plus pareil, j'aurais de la peine d'essayer, car maintenant je sais combien tu souffrirais après, je m'en voudrais de t'avoir fait du mal, ne te pose pas de questions, aie confiance, continue de rêver et souris quand tu peux, ton mari t'aime, aie confiance en lui, donne-lui le courage de surmonter son mal, lui aussi a fait des bourdes t'inquiète, il est peut être perfectionniste et ne supporte pas l'erreur, je l'ai été aussi, avant mes emmerdes, je suis plus cool là, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de conneries, ma femme par exemple, quand je lui dis tourne à droite, elle tourne à gauche et cela fait fait plus de vingt cinq ans que ça dure, et pleins d'autres trucs et moi pareil, c'est pas pour autant qu'on se pourrit la vie.
Ma faiblesse, c'est d'être ému à en pleurer devant les plus faibles, les plus démunis, juste une anecdote et je te fous la paix, un jour je me gare avec mon char de service au centre de Sète mais je n'ai pas de pièces pour le parc-mètre, un pauvre sdf en guenille s'en aperçoit et s'en hésiter me file deux francs, j'en ai encore les larmes aux yeux rien que d'y penser.
Je souris quand je te lis, je fonds quand tu es ému, mais mon surmoi aurait veillé, t'inquiète, il ne suffit pas de me séduire pour me faire craquer. Mais je t'aime bien et sans vraiment te connaître je te donne de l'amitié.
Voir suite sur mon site à " réflexions, bavardages avec le " ça" ou avec moi-même "
http://pagesperso-orange.fr/MireilleMarie
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Posté le 21.11.2007 par aufildesjoursecrire
Avoir peur de rencontrer une femme, ce n'est pas mon genre, si tu n'habitais pas si loin, il y a longtemps qu'on se serait vus, j'aurais tout fait pour te séduire dans le but d'arriver à mes fins, tu t'en doutes, là, ce n'est plus pareil, j'aurais de la peine d'essayer, car maintenant je sais combien tu souffrirais après, je m'en voudrais de t'avoir fait du mal, ne te pose pas de questions, aie confiance, continue de rêver et souris quand tu peux, ton mari t'aime, aie confiance en lui, donne-lui le courage de surmonter son mal, lui aussi a fait des bourdes t'inquiète, il est peut être perfectionniste et ne supporte pas l'erreur, je l'ai été aussi, avant mes emmerdes, je suis plus cool là, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de conneries, ma femme par exemple, quand je lui dis tourne à droite, elle tourne à gauche et cela fait fait plus de vingt cinq ans que ça dure, et pleins d'autres trucs et moi pareil, c'est pas pour autant qu'on se pourrit la vie.
Ma faiblesse, c'est d'être ému à en pleurer devant les plus faibles, les plus démunis, juste une anecdote et je te fous la paix, un jour je me gare avec mon char de service au centre de Sète mais je n'ai pas de pièces pour le parc-mètre, un pauvre sdf en guenille s'en aperçoit et s'en hésiter me file deux francs, j'en ai encore les larmes aux yeux rien que d'y penser.
Je souris quand je te lis, je fonds quand tu es ému, mais mon surmoi aurait veillé, t'inquiète, il ne suffit pas de me séduire pour me faire craquer. Mais je t'aime bien et sans vraiment te connaître je te donne de l'amitié.
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Posté le 21.11.2007 par aufildesjoursecrire
Avoir peur de rencontrer une femme, ce n'est pas mon genre, si tu n'habitais pas si loin, il y a longtemps qu'on se serait vus, j'aurais tout fait pour te séduire dans le but d'arriver à mes fins, tu t'en doutes, là, ce n'est plus pareil, j'aurais de la peine d'essayer, car maintenant je sais combien tu souffrirais après, je m'en voudrais de t'avoir fait du mal, ne te pose pas de questions, aie confiance, continue de rêver et souris quand tu peux, ton mari t'aime, aie confiance en lui, donne-lui le courage de surmonter son mal, lui aussi a fait des bourdes t'inquiète, il est peut être perfectionniste et ne supporte pas l'erreur, je l'ai été aussi, avant mes emmerdes, je suis plus cool là, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de conneries, ma femme par exemple, quand je lui dis tourne à droite, elle tourne à gauche et cela fait fait plus de vingt cinq ans que ça dure, et pleins d'autres trucs et moi pareil, c'est pas pour autant qu'on se pourrit la vie.
Ma faiblesse, c'est d'être ému à en pleurer devant les plus faibles, les plus démunis, juste une anecdote et je te fous la paix, un jour je me gare avec mon char de service au centre de Sète mais je n'ai pas de pièces pour le parc-mètre, un pauvre sdf en guenille s'en aperçoit et s'en hésiter me file deux francs, j'en ai encore les larmes aux yeux rien que d'y penser.
Je souris quand je te lis, je fonds quand tu es ému, mais mon surmoi aurait veillé, t'inquiète, il ne suffit pas de me séduire pour me faire craquer. Mais je t'aime bien et sans vraiment te connaître je te donne de l'amitié.
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Posté le 20.11.2007 par aufildesjoursecrire
Et si nous parlions d'amour, de fantasmes, de rêves cachés au fond de notre "ça"?
Imaginons un dialogue qui pourrait être le thème d'un nouveau roman... entre le ça de chacun d'entre nous, ( en noir) le moi ( en orange) et le surmoi (en vert)... !!!
N'avez-vous jamais rêvé d'évasion? Même si la vie vous a comblé? N'avez-vous jamais eu des colères, des regrets, vite oubliés???
Ce chapitre contient ces rêves oubliés, ces moments de mal être et des souvenirs de phrases, de pensées qui m'ont marquée...
Si je me parlais à moi-même, si je parlais avec mon "ça" sans complexes, ( ou si je parlais à un ami intime auquel je ferais confiance parce qu'il serait plus virtuel, plus imaginé que réel: un autre moi-même en quelque sorte !!!) je me dirais : « Je n'aime pas qu'on ne me fasse pas confiance, j'apprécie mon jardin secret ( qui n'est rempli que de rêveries sans conséquences, soyez rassuré) qui n'appartient qu'à moi, qui ne doit appartenir qu'à moi ou si je le révèle, ce sera plus ou moins dans l'anonymat, comme ici sur ce site. Je me dirais, je n'aime pas te savoir frustrée parce qu'épiée jusque dans tes fantasmes". J’aime en effet me confier dans mes écrits, à des amis anonymes, dans mes romans, à mes personnages, car j'ai du mal à partager mon jardin secret avec ceux que j'aime, bien sûr, mais qui vivent avec moi, avec ceux qui me connaissent bien. Je me dis quand tu es seule et libre de penser, tu vibres au diapason de tes fantasmes et tu les ressens profondément, même si tu ne l'avoues pas. C'est mon conte de fées !!! Pourtant je sais que je suis simplement humaine, comme vous tous. Et, dans la vie, je n'ai rien à cacher, rien dont je puisse avoir honte. Nous restons dans le domaine du "ça". Je me suis donc habituée à bavarder de tout avec mes personnages et si je dois me cacher, ne pas être spontanée ou sincère envers eux, ce serait comme si je me mentais à moi-même. C'est difficile. J'ai un jardin secret comme chacun de nous sans doute, mais je ne cherche pas à tromper ma famille ou mon mari. Pourtant je me sens violée dans mon jardin secret lorsque je suis épiée. Complexe, non?.
Pourquoi aurais-je honte si ces moments fictifs ou virtuels, me laissent plus libres dans ma tête, plus audacieuse, plus ouverte au monde du "ça" qui s'étouffe en nous; j'avoue avoir envie de me connaître dans un autre milieu parfois, juste un zest? Mais c’est seulement pour moi un peu d’oxygène, un côté narcissique qui me redonne goût à la vie. En plus c'est du passé puisque j'ai atteint mon automne!!!
Cela me permet de m'affirmer un peu plus chaque jour, car je suis réservée, voire timide, mais j’aime toujours beaucoup mon mari, j'adore ma petite famille. L’être humain est si complexe que dans les moments de stress il a besoin d'évasion. Je suis flattée par l’intérêt, le désir, l’amitié amoureuse d’un autre (ou d'autres), même si je les imagine. Ils équilibrent mon ego; la magie de l'amitié virtuelle ou rêvée, avouée en moi-même, me rend plus affectueuse envers les miens, me redonne un peu de jeunesse. Je suis si loin d’imaginer, de penser, dans le réel, que je puisse encore plaire. Et même si c'est utopique, j'aime toujours le croire. Je retrouve une confiance presque oubliée; De plus je me suis rendue compte que cette libération, le fait de ne plus me bloquer par peur de trahir, me rend, contrairement à ce que je croyais, plus proche des miens et plus compréhensive envers eux. Tout est comme je viens de le dire si complexe!!! J' apprends à deviner leurs faces cachées et je deviens plus vraie.
Donc, si je me parlais à moi-même ou si je donnais la parole à un ami plus libre dans sa tête, ou qui représenterait mon "ça", voici quel pourrait être notre dialogue: « Oui, sans état d'âme, je t'aurais probablement larguée à court terme si on s'était rencontrés il y a deux ans, tout comme les autres, plus maintenant of course, mais cela ne me tente pas de te voir, je ne veux pas risquer de perdre le peu que tu me donnes déjà, mon vœu c'est de faire accepter aux autres notre amitié particulière, presque amoureuse, je me suis attaché à toi au fil du temps, j'apprécie ton amitié, tu apportes dans mon courrier (et mon cœur) un rayon de soleil et me sembles bien plus ouverte qu'au début; j'aime notre connivence intime, elle nous enrichit moralement et sentimentalement, j'en suis convaincu, peut être bien qu'un jour nous pourrons nous rencontrer, sans arrière pensée, de préférence dans un lieu public, pour prendre un pot de l'amitié, c'est peut-être trop tôt pour cela, laissons le temps faire les choses. » Les émotions ressenties à de tels messages, et ranimées par l'écrit, le romanesque, décidément me rendent plus épanouie, mieux dans ma peau comme on dit :
"Oui je souhaitais te rencontrer dirait-il, et le souhaite toujours, j'ai envie de toi mais je respecte ta volonté de rester fidèle à ton époux, tu ne m'as jamais déçu, je te crois même si cela parait exceptionnel à notre époque, de rencontrer une femme restée fidèle, c'est la première fois qu'une femme m'avoue n'avoir connu d'autres hommes que son mari, qu'elle n'a pas fréquenté avant son mariage, mais t'inquiète, c'est tout à ton honneur; moi, je ne suis pas fidèle en amour certes, mais je me rattrape en amitié, je n'ai pas d'autre amie que toi et j'y tiens, tu as dû t'en rendre compte, je te rassure; il n'y a rien d'autre que du plaisir physique dans mes relations extra conjugales, plaisir partagé avec mes partenaires, besoin d'assouvir nos envies, accord tacite sans engagement, j'avoue qu'avec le temps, les aventures s'espacent, deviennent épisodiques, plusieurs raisons à cela que tu comprendras aisément,(on a l'âge de ses artères) finie la pente ascendante, (les arbres ne montent pas jusqu'au ciel) je compte sur toi pour m'aider à contenir mes penchants pour elles, J'aimerais voir ta cicatrice, voir ton corps et te montrer le mien, t'aimer en respectant ta volonté de ne pas nous unir sexuellement, il n'y aurait donc pas de tromperie et l'honneur serait sauf, après cela, plus rien ne me tenterait ailleurs, des sensations fortes comme celles que j’aurais avec toi, seraient uniques et je te serais reconnaissant de m'avoir stabilisé, ( mais je sais que tu n'accepteras pas ) en tous cas, on ne se prend pas la tête, notre amitié doit passer après notre famille. Je tiens à toi, tu le sais maintenant, je t'aime ". Ta bouche a un goût de noisette dans mes rêves comme la mienne a sûrement un goût de sel ou d'algues marines, cela est dû probablement à l'idée qu'on associe le goût avec le lieu ou vit la personne à qui l'on pense.
« Il y a certainement beaucoup de choses que tu ne sais pas sur moi, tout comme moi sur toi et c'est tant mieux, cela nous permettra de nous découvrir, j'y tiens mais jamais je ne ferai de pression sur toi pour obtenir des faveurs, je ne pense pas m'être dévoilé moins que toi, nos échanges semblent équilibrés, c'est vrai qu'il m'arrive de culpabiliser des fois, toi aussi of course et c'est normal, seuls les pervers ne le font pas, oui je souhaitais te rencontrer et le souhaite toujours, j'ai envie de toi .
Te rencontrer dans un cadre amical ? why not ? Rien ne s'y oppose pour ma part, sauf l'éloignement, c'est juste une question d'opportunité, si un jour tu passes pas loin de chez moi, fais-le savoir au cas où myself je me trouverais dans les parages, si ton mari t'en empêchait, ce n'est pas dramatique et je ne lui en voudrais pas, notre relation amicale doit être approuvée par lui, c'est pourquoi nous devons prendre le temps de nous apprécier each other.
Après mon voyage en Inde, je songeais: "Te voilà maintenant suffisamment imprégnée de culture hindoue, bonne continuation dans cette voie qui t'aidera sans doute à découvrir ton moi enfoui et à te libérer de tes démons, tu vas choisir la difficulté pour le meilleur et rejeter la facilité pour le pire, j'arrête là mes élucubrations ! Sinon vous allez croire que je perds la boule lol.
Le Kama Sutra je l'ai appris sur le tas, tu en parles si bien que tu me donnes l'impression de l'avoir inventé (l'introduction of course), tu ne m'ennuies jamais Mir., je lis tes textes avec beaucoup d'intérêt, tu as le chic pour mettre en valeur des mots ou des expressions, tout est bon chez toi, naturel, simple... J'arrête de t'encenser sinon tu vas croire que je te drague mdr, en tous cas tu m'épates par la qualité de ta culture, je reconnais aussi les efforts non négligeables que tu as faits récemment pour te décoincer vis à vis de notre amitié, même s’il persiste encore un peu d'appréhension de ta part." J'aime les mots que tu écris quand tu te sens bien dans ta peau. on s'entend très bien comme ça.
J'ai trouvé ton message très bien écrit, à mes yeux, tu deviens presque une pro de l'écriture, quant au contenu, tu as répondu avec tact et humilité. Tout comme pour toi, le désir, le rêve parfois de te connaître plus, est en moi; mais je ne le ferai pas, notre relation est trop forte, je ne pourrais le faire sans trahir ou mon épouse ou toi et ça je ne sais pas faire, rien que d'y penser, j'en suis mal à l'aise.
Gros bisous et plein d'amour et d'amitié pour toi aussi my love, merci encore pour ce que tu m'as apporté, la stabilité surtout, je compte te garder longtemps... si tu veux de moi, un jour nous aurons l'occasion de rire réellement ensemble, nous deux d'abord et puis avec ton mari s'il le veut bien, ce n'est pas un vœu, mais une promesse.
Ton ami " Cette amitié virtuelle, imaginaire reste pour mes personnages mon ça, mon surmoi et moi !!! lol ! , un moment agréable de bavarder, de nous confier, de soulager entre nous les problèmes que nous apporte la vie. Nous ne cherchons ni à tromper nos conjoints, ni à nous tromper. Mais c'est vrai que si la vie s'était présentée différemment, si nous nous étions rencontrés avec de tels personnages,, nous aurions pu nous aimer. Mais ma petite Mireille tu es constamment sur le qui-vive, face à ces mots gentils!!! Gare à toi, la parano te guette!!! Je reconnais que je crois parfois manquer de tendresse, mais c'est dans ma tête, je traverse alors ma phase désert. Pardon à ceux qui n'en sont responsables en rien!!!
Je te pardonne, ta phase désert...
Don't worry for that, you will stay for a long time my best friend, j
Mes amis ont-ils toujours été sincères? "Je t'ai cru longtemps. J'ai été naïve et confiante tout le temps, Y a-t-il encore beaucoup de choses que tu me caches? Continues-tu encore à me mentir?Je suis désolée et au bord des larmes."
Ne te fâche pas please. Je me suis mal exprimé. Pardon, je t'aime beaucoup et je suis triste de ce mal entendu. désolé.
Et les malentendus? J'ai les larmes aux yeux, my friend, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire. Comment t'expliquer? Moi, je n'ai plus rien à te cacher. Je le sais bien que je ne suis pas parfaite. Tu m'as menti par manque de confiance, mais encore une fois, je ne t'en veux pas. J'admire au contraire que tu aies su me le faire croire. Et même si tu me caches d'autres choses, c'est sans importance.
J'ai été très malheureuse parfois. Bêtement malheureuse. C'était comme une flèche dans le cœur; un cœur qui reste rempli d'une pensée pour ceux que j'ai aimés.
Le manque de confiance me blesse...
Je sais, je t'ai un peu harcelé pour savoir qui tu es vraiment. Mais toi tu obtiens tout de moi... Pardon je reconnais que j'ai parfois du mal à supporter ce déséquilibre, mais tu es dans ton droit. Le besoin d'être à égalité avec l'autre dans cette confiance est fort. Et moi je suis naïve, et je fais une énorme confiance, trop énorme, toujours, ne serait-ce que pour montrer ma loyauté. Après une telle confiance que manque-t-il à l'Autre? Il me connaît autant que moi. Il me connaît même mieux que moi, il connaît mes défauts. Je deviens vulnérable face à quelqu'un de mystérieux.
Ta réaction d'hier traduit un certain agacement. Il doit y avoir un moment que je t'agace. J'espère que mon attitude de ces derniers jours n'a pas cassé quelque chose en toi, pour moi.
Tu vois, me dis-je, en écrivant ou en parlant spontanément, il m'arrive d'oublier mon moi et mon surmoi; ou encore la susceptibilité de l'Autre, je ne réfléchis pas assez, chacun ne supporte pas mes sautes d'humeur.
Dans la vie comme dans l'irréel, je n'ai jamais en tête, l'envie d'être méchante, pas même de faire un reproche ou si peu. Lecteur... toi aussi tu parles de mes défauts? Pardon d'être un peu égoïste et de ne parler souvent que de moi et de mes problèmes!!! Mes problèmes ne sont -ils pas ceux de tous? Pardon aussi de te lasser certainement avec des sujets qui ne t'emballent pas. Je ne me prends pas la tête!... Je rêve seulement, je divague parfois entre le réel, le souhait et ce besoin de m'exprimer qui est en moi... Pense aux "essais de Montaigne"... "au journal d'Anne Frank; je tiens à garder mes amis, même ceux qui restent discrets dans l'anonymat.
Je poursuis mon dialogue avec l'imaginaire ou avec le çà :
"Je pense que tu me connais maintenant suffisamment pour avoir une idée assez précise de mes intentions vis à vis de toi. Je te remercie une fois encore pour tes paroles quotidiennes que j'apprécie tout particulièrement.
Notre premier contact, c'est toi qui l'a créé par ton imagination, ton besoin de découvrir, de t'évader, tu n'étais pour moi qu'un être fade et timide, j'ai de suite été touché par tes tentatives de sincérité... certes tu étais novice dans ce genre, mais pas disposée à t'en laisser conter, j'ai donc cherché à comprendre les motivations qui te poussaient à rêver ainsi, et j'ai découvert une personnalité différente du lot habituel. Toi tu as souffert très longtemps de mes intentions cachées et moi j'ai culpabilisé, alors que nous n'avions rien fait de mal, de là est née notre solide amitié. Difficile aujourd'hui de nous en passer... mais tu sais que j'étais prêt à la sacrifier pour ton bien, si notre entente avait créé des difficultés; je suis heureux que les choses se soient arrangées depuis, que tu aies accepté ta personnalité vraie, que tu l'assumes; je sais bien qu'il n'est pas tout à fait dans les normes actuelles de la société de vivre une amitié comme la nôtre, mais nous ne faisons de mal à personne, la distance qui nous sépare, c'est la distance entre le réel et l'imaginaire, c'est une garantie de discrétion, une garantie de fidélité, une garantie contre les affres du temps, et contre la dégradation, l'usure... Cette amitié particulière, je la considère comme une soupape d'échappement, une décompression nécessaire pour affronter les problèmes de la vie courante, je me suis attaché à toi, je t'aime et je vous respecte, ton ça, tes rêves, ton "surmoi" et le et ton moi social ou réel. Vous me croyez hein ?
Tu n’as plus à t’inquiéter maintenant. Je ne cherche même plus à te draguer et mon amitié est sincère et durable. J’ai très bien compris ce qui t’a poussée à me créer : la peur d’un changement de vie, à la retraite, et la peur de l’ennui. Le besoin de parler et surtout d’écrire, car l’écriture est une seconde peau pour toi, un besoin presque vital. Le site et sa création? C'est pour la curiosité aussi, celle de connaître les nouveaux moyens de communication et d’autres personnes peut-être plus virtuelles et donc moins imaginaires et pourtant toujours aussi sages que nous.
Je souhaite être ami avec toi et avec tous les tiens. Nous pouvons bavarder encore et encore... de tout, sans contrainte, sans honte, parce que tout est virtuel, évanescent, et humain; et tous tes amis peuvent même contribuer à cette entente avec ta complexe personnalité. Notre accord tient toujours, nous avons du mal à nous en passer et il embellit chaque fin de journée. Il ne peut se dégrader à cause d'une mésentente et nous pouvons aussi l'embellir cette amitié, dans notre pensée. A part ça je le répète... j'ai besoin de vous tous!!!! Vous... ceux que j'ai aimés, les amis, la famille. C'est quand je me ferme que vous me manquez. Le psychologique, je le redis et je le répète est vraiment complexe.
Mes amis, réels, imaginaires ou virtuels, j'aimerais qu'ils restent de simples amis, je ne les encourage pas du tout à parler d'amour. Mais j'avoue qu'il ne faut pas grand chose pour faire basculer ma pensée et leur pensée vers l'amour, moins avec l'âge, moins depuis ma maladie, mais toujours, pourtant. La nature humaine est ainsi faite. L'homme pense plus souvent à l'amour physique, alors que moi, en tant que femme, du moins, je le crois, j'ai du mal à parler d'amour, sans parler de sentiments, sans aimer profondément. Mais l'amour, chacun l'invente comme d'autres croient en Dieu ou l'inventent aussi. Il leur faut un Dieu dans leur cœur. J'ai besoin d'un ami, d'un ami fidèle, d'un ami selon mes aspirations. Et pourtant je vis timide et souvent solitaire. Paradoxal?? Pourquoi avoir nous a-t-on inculqué la honte de l'amour physique quand nous étions jeunes? Nous en avons tous besoin à un moment pour évacuer notre trop plein de libido et puis cela sert aussi à apaiser les tensions; je ne sais par pour les hommes mais pour nous les femmes, le fait de jouir, d'en parler, de nous masturber provoque encore après coup un sentiment de gêne, voire une certaine culpabilité; j'ai appris à contrôler l'état psychique de ces instants, aujourd'hui.
Sans donner raison aux nouvelles générations qui tombent dans l'extrême contraire, je me suis libérée par la pensée, et pour éviter les effets négatifs de ce comportement de mon époque, je partage mes réflexions avec mon double quel qu'il soit ou un autre moi-même.
Tu dois dans ce domaine te libérer avec lui...
Tu ne devrais pas tant t'inquiéter, ( intervention du surmoi?) tu es encore belle, tu n'as jamais fait de grosses bêtises, il n'y a rien de concret dans les rêves ou l'imaginaire ou le virtuel... pour l'instant, qu'une belle amitié; pour une rencontre, c'est pas encore gagné et tu as raison, je sais que tu n'accepteras jamais; pour le rapprochement, il n'y a que des vœux, et pourquoi pas un léger flirt? (dans un lieu public of course), tu penses que c'est mal barré hein ? Pas moi, je ne me prends pas la tête, d'ici là, va savoir!!! , en attendant je reste à tes côtés, comme dab je veille et si tu t'en fous du reste, moi, je surveille.
All we need is love in our heart. Amitié, affection, amour sont nos moteurs dans la vie.
Tu es irrésistible, je dois être miro lol, je ne vois pas les défauts, c'est ton imagination qui les crée.
J'essaye de communiquer mon état d'esprit à l'instant "t" où j'écris, je ne réussis pas toujours, vu certaines de tes remarques ! Il m'arrive aussi de ne pas répondre, par oubli parfois, pour éviter la mésentente et autres risques aussi, surtout quand le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Tu es devenue mon amie grâce à tes qualités mentales et intellectuelles et pas pour ton physique, je me suis donc attaché à toi et je souhaite que cela dure, peu importe si nous vieillissons, n'y pensons pas, (facile à dire lol) si tu es toujours désirable, c'est que tu as su entretenir ton corps et ton esprit, tant mieux pour toi, je souhaite que dans une dizaine d'années, tu puisses ressembler de corps et d'esprit à l'actrice Jane Fonda, âgée de 70 ans mais je préfère ne pas penser à l'avenir, ce qui importe c'est d'y arriver entier et en bonne santé. Je voulais te dire combien tu m'avais apporté de joie, de paix, en moi, depuis que nous nous connaissons. Combien je t'en remercie, combien je suis désolée quand je ne réponds pas à ton attente, car elle est différente de la mienne. Tu cherches l'amour, je cherche l'amitié, l'affection, le partage du quotidien. Je suis désolée de ne pas être meilleure pour toi, ou de ne peut-être pas toujours te comprendre... Mais, ,je t'affirme que mon intention n'est jamais mauvaise, même dans les malentendus, le choix des mots est difficile et la ligne que je me suis imposée si près. Mes mots ne correspondent pas toujours à mes pensées. Je parle ou j'écris parfois trop vite. Mon cœur lui reste rempli d'une pensée pour toi. J'apprécie tellement ton amitié.
L' amour de ma vie me prouve qu'il m'aime mais n'ose pas le dire ou "je deviens une habitude pour lui" et toi, combien de fois cette semaine ou avant... as-tu prononcé ce mot "magique" pour le lui rappeler et communiquer tes propres sentiments ?
Contrairement à toi, je ne vais pas me gêner pour dire que "je t'aime", car notre amour est imaginaire donc parfait. Rassure-toi, rien n'est cassé en moi, ne t'inquiète pas pour mon "CDG" (caractère de goujat) , d'habitude j'encaisse très bien mais il y a des jours où la moindre étincelle agit et ça explose; et j'avoue que je me sens mieux après même si je le regrette profondément; i am very sorry for that, forgive me.
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt tes écrits, je trouve certains excellents, personnellement, j' épicerais un peu !!! J'aime te lire, je ne m'en lasse pas, c'est un instant de détente que j'apprécie, si tu as des moments de libres, n'hésite pas à écrire.
On se connaîtra un jour, et on se liera encore plus d’amitié, avec ton mari et toi, je te le promets. Tu vois my friend, j'en apprends un peu plus chaque jour sur toi et sur ta vie. Pardonne-moi de te parler de sexe, surtout en ce moment, mais tu t'en doutes, c'est un sujet qui me passionne et que l'on n'évoque presque jamais à cause des tabous de notre génération; pourtant c'est naturel, c'est notre vie, notre nature... ce que j'admire chez toi c'est que tu en parles naturellement, comme si tu donnais un cours à des élèves, ou si tu écrivais un roman. En quelques mots biens choisis, tu cernes le problème et tu donnes la clé, chez toi la pédagogie c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas, j'ai certainement contribué à t'épanouir en te redonnant le goût de t'affirmer, tu m'apportes beaucoup aussi, je n'ai jamais tant écrit depuis que je te connais, je te sens maintenant moins réticente pour causer "de ces choses-là".
Je ne peux pas dissocier"désir"et "amour". alors que pour toi, il t'est impossible de parler ou de faire l'amour sans "aimer".Si j'ai bien compris. Je reconnais seulement qu'on peut aimer plusieurs fois.
Ou allons-nous sometimes, mon "ça " et moi? Dans les nuages parfois, pour rêver un peu et imaginer beaucoup, permettre à l'esprit et au corps de se doper, pour l'évasion, l'équilibre, sans prise de tête, pour perpétuer par le souvenir, les amitiés que l'on s'est forgées dans la vie, pour alimenter nos fantasmes et pour fuir par ce biais la réalité cruelle de notre fucked existence.
Guide-moi un peu sur ce qu'il te plairait d'écouter, j'aimerais tant te faire plaisir, tu me plais aussi de plus en plus, nous sommes assez équilibrés je crois pour nous garder de faire des bêtises, mon amitié envers toi se renforce jour après jour et devient plus tendre, je me sens un peu mal à l'aise maintenant de t'ennuyer avec mes questions parfois dérangeantes... j'ai trop tendance à céder à mes impulsions, ne m'en veux pas si cela arrivait encore, j'essayerai de me contrôler désormais, je suis nul des fois pour oser te dire de telles inepties.
J''aime quand tu oses te confier à moi, cela me fait chaud au cœur et je m'imagine avec toi dans un endroit au cadre propice, une musique d'ambiance nous incitant à nous lever pour danser un slow, nos regards se perdent au plus profond de nos âmes, enlacés, nos corps se soudent, l'échange de notre premier baiser a un goût de noisettes,
J'ai tant envie de toi, il faudra m'inviter un jour, nous pourrions nous rejoindre dans la cabane du jardinier(brrr) ok ? lol !
Tu résistes jusqu'au déchirement à mes souhaits, mais tu ne craques pas, même en virtuel; lui as-tu dit "je t'aime" depuis qu'il est rentré ? Je me trompe peut-être si je te disais que tu es prise entre ton "ça" et ton "surmoi", un jour tu serais presque prête à te "donner" corps et âme, le lendemain tu culpabilises et essayes de gérer comme tu peux ton "moi". Notre entente est virtuelle, heureusement pour toi... et le restera probablement toujours, surtout si tu ne règles pas ton problème avec ces composantes de l'inconscient; cesse de te poser seule, trop de questions, tu gâches ton énergie. Personnellement, bien sûr, j'aimerais que tu agisses avant que ton "surmoi" ne te domine!!! Demande à ton époux, son avis, fait le avec lui, pour lui et pour ta bonne conscience; demande-lui ce qu'il en pense au lieu d'angoisser, je ne me fâcherai pas si c'est "niet"; je ne te demanderai plus, mais si tu as besoin d'avoir un instant à toi seule, de mon côté, c'est ok.
Oui j'adore te taquiner mais mon but n'est pas de te faire craquer, je me suis habitué à tes revirements, je serais surpris que tu me dises un jour :" j'ai envie de toi, je suis prête à faire l'amour, je ne pense plus qu'à "ça", viens, prends moi "... Tu n'es pas capable d'aller jusqu'au bout, beaucoup de femmes l'auraient fait depuis longtemps, pas toi, tu te sentirais trop mal après et si malgré tout tu insistais (c'est pas demain la veille), c'est moi qui t'en dissuaderais; comme tu dis, l'écrit ne traduit pas tout; l'écrit, le virtuel nous permettent seulement de nous éclater un peu, sans nous engager.
Je viens de lire ta page d'amour, tu es romantique, tu pourrais écrire un bouquin, il t'aiderait à sortir un peu plus de ta réserve, tu serais plus naturelle alors.
Tu vois, la différence entre nous, c'est que quand je parle avec toi du plaisir sexuel au moment où j'écris, j'éprouve de fortes sensations et j'ai envie de te faire l'amour, toi tu en parles avec un peu de honte, pour me satisfaire uniquement et non pour assouvir ton désir et ton ça, j'aimerais aussi que tu prennes ton pied, je n'ai rien d'autre pour vibrer avec toi... je voudrais tout te dire pour me libérer mais le moment n'est pas favorable pour toi, c'est pourquoi je te dis, "un jour je te raconterai"; quant à toi, n'as tu jamais pensé à d'autres partenaires ? Permets moi d'en douter... oublions les bonnes manières, la société, l'honneur, donnons nous du bon temps, du plaisir dans l'amitié, éclatons nous dans le respect et la discrétion, on ne sait pas de quoi sera fait demain.
Je vis en famille, et même si ma nature au fond de moi est celle de tout le monde, je pense que les bonne manières, la société, l'honneur sont aussi nécessaires. Je reconnais donc ma " nature humaine ", j'accepte qu'elle soit généralisée, mais il y a du bon, du revalorisant dans le respect de l'honneur.
Tu me sembles "surbookée" en ce moment. ( I miss you); tu dois être sevrée d'amour en ce moment, ouille, tu dois être vulnérable ?
Je fonctionne pas comme beaucoup d'hommes, d'une part, nous les hommes nos besoins sont différents, impulsifs, physiques, d'autre part, je considère mes relations "extras" comme une faiblesse nécessaire et je fais en sorte de ne jamais les croiser avec ma vie privée mais je pense qu'il n'y a pas de comportement idéal dans tous ces cas de figure, chacun agit selon sa morale et ses convictions et loin de moi l'idée de juger qui que ce soit, tu es mon amie de cœur et je te respecte et t'aime telle que tu es un peu trop distante parfois; ton mari va se remettre j'en suis convaincu, quant à dire avec certitude que tu ne feras jamais l'amour avec un autre, tu connais le proverbe "Fontaine..." Il s'applique aussi à moi mais en sens inverse; non je n'ai pas d'ennui de santé particulier, juste les petits tracas habituels que nous subissons tous à nos âges mais un accident est si vite arrivé, tu es bien placée pour le savoir, faut juste ne pas y penser trop souvent.
"Perhaps, one day would be tomorrow = one day???" NO ! Perhaps one day may be as soon as possible, when you will be ready fot that. And your answer was: NEVER ! I swear to god.
Je te blâme peut être pour ce que tu n'as pas osé faire ! puisque tu sembles bien te débrouiller en bourse, (je suis charmé) tu devrais savoir prendre des risques calculés.
Tu commences seulement à comprendre l'homme ? Ne me dis pas que c'est moi qui t'ai ouvert les yeux lol.
Je ne crois en rien et pourtant il m'arrive de dire "mon Dieu", j'aurais tant aimé qu'il soit vrai, le bon Dieu; mon inconscient se comporte parfois comme s'il existait, cela vient sûrement du patrimoine ancestral, mais en y réfléchissant un peu, rien ne m'incite à croire en une puissance divine, tout découle des milliards de combinaisons du hasard.
Ouiii!!! J'aime te taquiner, et tu ne craques pas.
Pour moi le non-respect c'est le mensonge, l'intéressement, la vulgarité, la délation, la trahison, le chantage, la violence... Nous avons parlé d'autre chose que d'amour; (et un peu de santé en ce moment). Parle moi de toi ... Tu vois combien ta vie m'intéresse.
Tu ne m'as pas dit l'effet d’un regard sur toi, que tu aies toujours résisté, à la limite je le comprends mais les hommes autour de toi ?
Quand j'étais jeune je ne faisais nullement attention aux regards. Deux ou trois fois j'ai été touchée par la gentillesse, émue à en rêver, lorsque j'étais ado. Petite fille, j'ai même été agressée, mais heureusement pas jusqu'au viol. Aujourd'hui je remarque davantage les regards. Il y a ceux que je laisse indifférents, ou apparemment indifférents, il y a ceux qui me laissent indifférente, il y a ceux qui me touchent sans plus, et, rarement ceux qui me bouleversent encore, car je suis étonnée, touchée de leur attention surtout lorsqu'ils sont jeunes...
Tu délires ma pauvre !!! Un jeune homme peut-il s'intéresser à une femme vieillissante ? Et pourtant son regard, son sourire, son attention, sa tape sur l'épaule... Tu me tues quand tu prétends avoir passé l'âge de tout cela, ( amour ...) il n'y a pas d'âge... et ce n'est jamais pareil, sinon ça devient de la routine. Par exemple un câlin du matin, un courrier reçu, la vue d'une image sexy...
La vue d'une image sexy me laisse indifférente. Est-ce depuis ma maladie, dû à mon âge? Est-ce féminin? Peut-être est-ce féminin car je n'ai jamais été attirée par les super stars pourtant de jeunes femmes hurlent dans les concerts... Moi c'est le regard simple, les motsgentils qui me bouleversent et attirent mon attention, me rendent réceptive.
Merci pour ta réponse détaillée sur l'amour, j'en sais un peu plus sur toi; J'aimerais te serrer dans mes bras, oui, mais tu n'as pas encore compris que je te taquine, je sais que tu es cérébrale avant tout mais j'ai besoin de te bousculer un peu parfois, je me défoule sorry, c'est ma soupape de sûreté... Se voir, c'est compliqué, faudrait que tu sois libre et moi aussi et c'est loin d"être le cas, en attendant, je continuerai à bavarder avec toi, à rester ton ami, je découvre un peu de toi tous les jours, toi aussi je suppose, alors, n'aie pas peur, tu ne risques rien, lis-moi comme si tu lisais un bouquin, tu ne m'a rien promis et moi non plus, tu as fixé tes limites et je te respecte, si par bonheur ou hasard on se voyait, j'attendrai que tu te décides, t'es rassurée ?
Je suis désolé de réduire ton "jardin secret" en peau de chagrin, waoh!!!, c'est mignon ce que tu me racontes, mais de quelle planète tu viens ? Tu es splendide, Je ne suis pas jaloux mais te faire parler est le meilleur moyen de t'aider à t'épanouir. Je le crois. Bisous très sages.
Je ne vois pas le rapport entre un macho et celui qui taquine, je suis taquin de nature avec une dose d'humour et un zest d'audace, il n'y a pas de but précis à ça, cela m'amuse et personne ne s'en plaint , tu n'as pas mauvais caractère, si je redoute une réaction de ta part, c'est que je reconnais pousser le bouchon un peu loin parfois, blesser quelqu'un, consciemment ou pas me rend malade.
C'est un plaisir pour moi de dialoguer avec toi, je le fais sans effort ni difficulté, sois rassurée, j'avoue que j'aimerais te faire l'amour, ce qui ne changerait rien à notre super amitié, te faire l'amour pas tant pour recevoir du plaisir de ta part mais pour te faire découvrir des sensations inconnues de toi, te donner du bonheur en complément de notre belle et sincère amitié, pour tout te dire, je n'y pense plus, je me suis fait à l'idée que "notre aventure" est et restera virtuelle à jamais.
Mise à part la grande amitié qui nous lie, j’ai de l'attirance pour toi mais de la frustration=envie de se donner et impossibilité de réaliser ce rêve et comme pour attiser les braises, je sais que tu n'as plus la même puissance de désir qu'autrefois depuis ta maladie, difficile de gérer pour toi ? J''aimerais bien aussi "surfer" des fois au delà de la barrière de l'amitié, on finirait par devenir un vieux couple mdr!!!
Cher ami, ton amitié me suffit et même me comble,
J'aime bien me confier à toi, parce que tu ne me grondes pas, même par un regard lol! tu ne te moques pas. Tu as l'air de tout comprendre. Merci.
Sur tes photos, de quand tu avais 40 ans, tu es très belle, je ne vois aucun défaut, je t'aurais draguée si je t'avais connue ! Mais tu es toujours très belle, tu sais bien que je ne m'attendais pas à voir une fille de vingt ans, tu peux te regarder sans complexe en pensant combien je suis heureux de t'admirer.
Kisses from your friend
Posté le 20.11.2007 par aufildesjoursecrire
Mon second roman
concerne la vie de mes ascendants maternels
N’eût été la présence de nombreux nattiers, benjoins et lataniers, on pouvait avoir l’impression de se trouver dans une ville méditerranéenne de la côte d’azur française. Mais il s’agissait de l’île tropicale de la Réunion dont la population s’accumulait vers les plaines côtières. L’économie réunionnaise était en plein essor. La canne à sucre envahissait les pentes et se développait partout. Les petites propriétés, les cultures vivrières, cédaient le pas, en cette année 1844, aux grandes exploitations qui fournissaient jusqu’à 33000 tonnes de sucre. A cette culture s'était ajoutée trois ans auparavant la vanille Bourbon qui avait déjà une réputation mondiale. En ce début de XIX ième siècle, la café Bourbon seul subissait la concurrence de celui des Antilles. Il déclinait donc et justement au profit de la canne à sucre. Les véritables monuments vivants de la Réunion, c’étaient et ce sont toujours ses enfants qui assurent la pérennité des siècles passés. Quelle curiosité de voir têtes blondes, aux mèches folles, mêlées aux silhouettes noires, à la toison crépue, courant les bois, ivres d’air libre, à la lisière des villes où les champs de maïs et d’igname s’enclavent dans des forêts luxuriantes.
Pierre le blond et Barthélemy avec ses grands yeux aux prunelles violettes, éclairant un visage à la peau cuivrée et luisante étaient deux frères fins et beaux. Ils s’étaient mis à imiter Toby, l’enfant noir d’une douzaine d’années, dont les yeux sombres, veloutés, brillaient d’un doux éclat, et ils apprenaient à se débrouiller comme les enfants d’ici.
Ils découvraient la vie arboricole, l’oiseau tisserand appelé aussi bélier, au nid aérien habilement tressé qui se balançait, défiant les vents, à la cime des filaos et des bambous, et ils grimpaient, eux aussi, le long des troncs, même les plus élevés, avec une agilité de singe, au grand désespoir de Marie Perrin, leur mère qui leur criait :
- Descendez, vous allez tomber.
Mais ils se contentaient de déchirer pantalons légers, shorts et chemises de coton.
Le gentil Toby, elle l‘avait recueilli et il recherchait en elle la tendresse dont il avait certainement été frustré. Un peu domestique, un peu compagnon de jeu, il aidait très efficacement et il savait à l’occasion, être espiègle, comme tous les enfants de son âge.
Dès que les trois enfants se retrouvaient, ils baragouinaient tour à tour en français et malgache et les bévues étranges dont ils étaient conscients provoquaient des éclats de rire, des cris et des sauts de joie. Ils parvenaient tout de même à se comprendre.
La rivière Saint Denis détache nettement le vieux massif de la Montagne de la Planèze du Brûlé. Quittant les zones littorales chaudes et moites en été, l’homme a essaimé son habitat le long des versants vers un air plus frais. Toute l’année, les jardins sont fleuris. Le climat s’y prête et les habitants ont l’amour des fleurs. Sur le bord de la route, il est fréquent de rencontrer des groupes d’enfants vendant les uns des goyaves, les autres des fleurs ou de petits paniers tressés. C’est devenu pour eux une sorte de jeu sérieux que de pouvoir gagner quelques pièces avant la fin de la journée…
En l’année 1945, les enfants de Marie Perrin venaient d’atteindre l’un 13 ans, l’autre 15 ans. Leur corps se musclait. Pierre l’aîné se montrait dans toute sa vigueur tranquille et déjà presque adulte, Barthélemy, à la figure brune et tannée gardait encore dans le regard la fraîcheur et la franchise de l’enfance. Eux aussi, accompagnés de Toby, âgé alors de 18 ans, se levaient tôt et se dirigeaient vers le port de Saint Denis en quête d’un maigre salaire.
Sur les côtes, les tiges vertes des cannes à sucre, bercées par le vent, ondulaient tandis que les filaos chevelus et les cocotiers poussaient d’immenses soupirs continus qui laissaient présager les souffles lents de la mer sur la berge. Plus près des rivages, les hibiscus, les bougainvilliers, les flamboyants ponctuaient les paysages de leurs fleurs multicolores.
Leur travail consistait à ramener vers La Possession les voyageurs et la gent commerçante qui écoulait légumes et fruits, cultivés sur les pentes de Ste Thérèse. Le sol morcelé entre de nombreux petits propriétaires se prêtait à toutes les cultures. La fa taque malgache et le foin du pays y croissaient naturellement. Le Dos d’âne fournissait les produits maraîchers renommés, notamment des artichauts et des fèves. Certains vendeurs ne désiraient pas s’attarder trop longtemps à Saint Denis, ils ne souhaitaient pas attendre le service régulier du bateau : La Cornélie qui effectuait le trajet depuis 1929, ils s’adressaient alors aux enfants. Ceux-ci possédaient une barque à rames, ils avaient pris le relais de l’ancien service de chaloupes qui existait autrefois et offraient leurs services, ce qui éviterait aux personnes le long et périlleux cheminement dans la Montagne, le seul autre axe de pénétration, appelé aussi le chemin des anglais.
En effet, immédiatement à l’Ouest de St Denis, se dressent les contreforts de la Montagne. Les orchidées rouge sang y cèdent la place, en altitude, aux tamarins, aux palmistes rouges, aux banians… Ce vieux massif le plus ancien de l’île, domine St Denis et la mer par une falaise. Longtemps il a été une barrière aux communications entre le Nord et l’Ouest.
Contourner l’obstacle n’était pas facile. Mais ni la volonté, ni l’habileté, ni le courage ne manquaient aux trois jeunes garçons. C’était également pour eux un voyage instructif et féerique car si l’inexistence d’un plateau continental entraîne l’absence presque totale de faune sous marine près des côtes, au large, les fonds marins sont très beaux. Dans l’eau transparente évoluaient de splendides bonites à dos rayé noir et bleu qui se jetaient sur les sardines avec une voracité incroyable. Les bonites elles-mêmes étaient pourchassées par des squales ou de gros martins-requins qui battaient l’océan de leurs énormes queues et les happaient en claquant des mâchoires. Les vagues qu’ils faisaient soulevaient leur barque puis les laissaient tomber dans le vide. Il leur était fréquent d’admirer en même temps des poissons aux couleurs chatoyantes, notamment le très beau et multicolore poisson-papillon, les rouges-thors, les bi chiques, les perroquets, les carangues, les vivaneaux, ou encore des tortues…En se rapprochant sous le vent, au pied du cap St Bernard, il leur arrivait d’apercevoir les magnifiques oursins comme l’oursin-crayon.
Puis ils se rapprochaient des falaises abruptes où nichaient les splendides oiseaux : paille-en-queue, bec rose, teck teck, quelques pétrels et une seule espèce de rapace, la papangue. Le grand nombre d’oiseaux sur l’île s’explique par les masses d’insectes dont ils se nourrissent. Comme de grands voiliers, pétrels noirs ou taille vents, puffins d’herminiers ou puffins noirs maquois parcouraient la haute mer en dehors des périodes de reproduction, venaient sur la côte pour y nicher.
A environ 12 à 14 kilomètres de St Denis le panorama de la côte Ouest sur un vaste triangle dont les trois villes de la Possession, de la Pointe des galets, de St Paul occupaient les trois points. Ce panorama du Littoral Nord est peu varié. La canne à sucre y régnait et offrait le spectacle de sa floraison. Plus de 600 espèces d’arbres et de fleurs en outre y poussaient généreusement
Cette île intertropicale n’a pas de forêts immenses de cocotiers, de lagons, de récifs frangeants, ou de plages interminables de sable fin, mais elle a une nature belle et encore sauvage grâce à la puissance de sa végétation et de sa flore. L’austérité s’accentue lorsqu’on s’élève vers les nombreux sommets. En effet, cette baie aux abords difficiles avec de grands rochers au dos semblable à celui des tortues marines couvertes d’algues, mais avec peu de coquillages, battue par les vagues écumantes qui déferlent sur le littoral est formé aussi par l’élargissement et les divagations de la rivière des galets qui y forme une véritable plaine de cailloux que la mer entrechoque avec un bruit caractéristique et que le courant marin pousse vers l’Ouest. Les sables, les graviers et les galets sont drainés jusqu’à la côte par les crues des torrents, les déjections des alluvions sont roulés par les vagues qui leur donne un poli agréable
La couronne étincelante de lumière du littoral sert de base à d’immenses triangles dont les sommets se perdent dans les altitudes boisées, brumeuses et froides, puis elles se rejoignent et se confondent autour du Massif Central.
Mais la végétation par rapport à la végétation Nord Est est frappante. Une vaste savane se développe. Les grandes herbes changent de coloris suivant les saisons : vaste étendue d’herbe en saison des pluies, la savane devient couleur paille en saison sèche et est alors souvent la proie des incendies . Le première ville que vous rencontrez est La Possession.
La Possession, une bourgade importante bâtie autour d’une usine sucrière et constituée par l ‘amas de sable et de galets, doit son nom à la dernière prise de possession qui a été faite au 17ième siècle, au nom du roi de France Louis XIII. Pronis fit graver les armes du roi sur le tronc d’un arbre en 1642.
Cette région alors entièrement couverte de forêts devait rester pendant de nombreuses années « possession du roy ». On ne pouvait ni s’y installer, ni chasser. Mais très vite le territoire de sa Majesté allait devenir un pôle d’attraction très prisé. Centre important à cause du batelages qui transportait les voyageurs et les marchandises entre St Denis et toute la partie sous le vent.
Les chaloupes à rames rejoignaient l’embouchure de la Ravine des lataniers. La Possession était une halte salutaire pour les voyageurs qui débarquaient après des conditions souvent pénibles de traversée.
Halte appréciée par la qualité du café, des mangues et des jujubes sous le toit de chaume des « cases Dodin ». On y goûtait selon les saisons, des fruits pour la plupart descendus de la Montagne, et que des vendeurs vous proposaient dans de jolis paniers : goyaviers, ananas, papayes.
Ils poursuivaient ensuite leur trajet pour d’autres voyageurs qui rejoignaient la région de St Paul, riche en filaos et fougères arborescentes. Là la Plaine des Galets s’ouvrait largement sur la mer.
Un chemin devant « la tour des roches », très pittoresque longe celui-ci, dans sa partie supérieure. On pénètre dans la ville de St Paul par la « chaussée Royale » bordée de filaos, de tamarins et de badamiers centenaires. St Paul, c’était la première agglomération de l’histoire de l’île mais elle perdait en ce milieu de 19ième siècle, depuis quelques années, son rôle de capitale administrative au profit de St Denis. A la sortie de St Paul, il est intéressant de consacrer quelque temps à la visite du cimetière en bord de mer où reposent les premiers habitants de l’île aux vieux noms oubliés et le célèbre pirate La Buse pendu haut et court sur le Barachois à St Denis. A St Paul naquirent en 1753Evariste Parny et Leconte de Lisle en 1818. Vers 1830 avec les plantations de café, St Paul devint la région la plus riche de l’île. Après le désastre du café, la région s’était mise avec ardeur à la canne à sucre et voyait le couronnement de ses efforts. Cette culture plus résistante supplantait caféiers, girofliers et cultures alimentaires.
Dans la région de St Paul, la présence d’une grande nappe d’eau, bassin au milieu d’une grande savane désertique, et celle de sables noirs sous forme de dunes changent les conditions écologiques :la ville subit les crues des ravines qui alimentent l’étang, la savane laisse la place à une végétation aquatique tout autour de l’étang et de ses nombreuses ramifications ou à des filaos dans la région des sables des dunes, St Paul, son étang envahi de plantes aquatiques sert de réserve à l’endormi, caméléon aux multiples couleurs et de refuge aux canards et aux habitations les plus misérables.
Côté terre, l’horizon est le plus souvent barré par de vieilles falaises dont certaines ont été battues jadis par les vagues. Il existe parfois des cratères très près du rivage. Le bassin de Bernica à St Paul est un ancien cratère et l’un des premiers. Une curieuse caverne y débouche formée par une cheminée latérale de l’ancien volcan. La grotte des premiers français, vaste anfractuosité dans laquelle se sont installés pendant longtemps les premiers habitants de l’île.
Côté terre, l’horizon est le plus souvent barré par de vieilles falaises dont certaines ont été battues jadis par les vagues. Il existe parfois des cratères très près du rivage. Le bassin de Bernica à St Paul est un ancien cratère et l’un des premiers. Une curieuse caverne y débouche formée par une cheminée latérale de l’ancien volcan. La grotte des premiers français, vaste anfractuosité dans laquelle se sont installés pendant longtemps les premiers habitants de l’île. C’est à st Paul en effet, qu’en 1654, les révoltés envoyés dans l’ile Bourbon et débarqués par Flacourt s’installèrent : 12mutins avec leur chef Antoine Couillard. Les premiers habitants s’étaient installés vers le haut des falaises qui domine la ville, à la ligne des pluies, nécessaires à leurs plantations. Ils mangeaient également le fameux dodo qui servit de repas à des générations de colons tant sa prise était facile. Ce gros oiseau de la taille d’une oie avait perdu la faculté de voler.
Au début, ces propriétaires de biens, qui allaient au bois-de- nèfles à St Gilles-les-hauts, fournissaient des vivres aux pirates qui arraisonnaient les bateaux en provenance des Indes et d’Amérique. Les forbans vivaient en bons termes avec les St Palois.
Au niveau de St Paul, la cote est inhospitalière. Au-delà de ce paysage commencent les plages de l’île, protégées, à partir du Cap Champagne par une barrière de récifs qui s’étend à une centaine de mètres du rivage. De ce coté, c’est le vacarme de la mer se ruant à l’assaut de la falaise, éclatant en gerbes d’écume rageuse. La cote ouest, zone sous le vent, est l’un des endroits les plus chauds de la colonie. A la pointe des galets, la température moyenne de l’eau est à peu près de 28° de Novembre à Mai et de 24° de Mai à Octobre et il ne tombe annuellement que 34 mm de pluie. C’est un des endroits les plus chauds de la colonie. Mer étincelante et rives bleues du Bernica, où chacun cueille d’un geste lent les beaux fruits de ses vergers. Ils ramassaient à volonté, mangues, goyaves, fruits rouges qui avaient un peu le goût de la fraise, se déshabillaient et allaient s’ébattre dans les vagues qui les entraînaient. Quand ils sortaient l’eau retombait en gouttelettes folles sur leur front et leur nuque. Ils jetaient des galets, puis ils s’allongeaient sur les sables noirs et brûlants où les rayons solaires resplendissaient plus chaudement. Parfois, ils s’endormaient sous l’éventail des cocotiers. ou sur les rochers blancs, secs, poudreux. Les vagues en s'étalant les aspergeait parfois de poussière d'eau.
Au niveau de St Paul, la côte est inhospitalière. Au-delà de ce paysage commencent les plages de sable ombragées de cocotiers, protégées à partir du Cap Champagne par une barrière de récifs qui s’étend à une centaine de mètres du rivage. De ce coté, c’est le vacarme de la mer se ruant à l’assaut de la falaise en gerbes d’écume rageuse. C’est le côté Ouest, zone sous le vent, un des endroits les plus chauds de la colonie. A la pointe des galets, la température moyenne de l’eau est d’à peu près 28° de Novembre à Mai, de 24° de Mai à Octobre et il ne tombe annuellement que 34 mm d’eau.
Pierre, Barthélemy et Toby s'allongeaient sur les galets fermaient les yeux, tandis que les petites vagues de l'Océan Indien recouvraient leurs pieds.
Les rayons d'un soleil vague, déchiqueté, perçaient d'un trou blanc les nuages et les frondaisons des filaos qui parent les bords de mer d'une drôle de lueur tendre, diffuse. Celle-ci se répandait dans l'air mêlant lumière morcelée, rideaux de vapeur, ombre, aux coloris ambiants. Entre les feuilles de palmier, le bleu pâle du ciel et le bleu de l'océan s'acoquinaient aimablement, et l'horizon tendait son fil derrière le bateau. Une brise tiède, parfumée, venue du centre de l'île, se mêlait à la musique des platanes palmistes, doucement éventée, elle bruissait dans le matin comme des chevelures avec des froissements légers.
Avant de repartir ils marchaient pieds nus sur le sol craquelé par la sècheresse. Parfois, comme certains vieux du coin, ils pêchaient dans les environs ou chassaient, dans "les bas", les lièvres et les cailles qui sont un gibier très abondant et très savoureux. Toby connaissait le nom de tous les poissons, des anguilles habitant les eaux douces, des truites arc en ciel peuplant les torrents aux poissons de mer. Il connaissait presque tous les insectes, toutes les plantes, et tous les fruits sauvages.
Dans les eaux des rivières et des étangs, il existe une grande quantité de crustacés et de poissons qui font l'objet d'une pêche intensive. Le cas le plus curieux est celui des bibiches, petits poissons de rivière qui vont pondre en mer. Leurs alevins filiformes, remontent les cours d'eau. L'homme les attend à l'estuaire: il a créé des couloirs de passage barricadés par des nasses.
A Saint Denis, pendant ce temps, sur la route ombragée, des bœufs tiraient un char sur la promenade le long de la mer; à cet endroit grise, dure, inhospitalière. Des dames en robes longues et volants, abritées par des parapluies et des ombrelles aux vives couleurs, virevoltaient, marchaient dans un sens et dans l'autre du Barachois, pareilles à de grands papillons, au milieu des vols de serins. Elles se promenaient sous un soleil encore brûlant, ou descendaient de voiture. La carnation était claire, fraîche, ou sombre mais toujours éblouissante. Mais l'une de ces personnes avait coutume, en arrivant à cette heure de mettre sur son chapeau de paille, des mètres de gaze, lesquels tombant sur ses épaules étaient destinés à protéger son fin visage et ses mains élégantes. Elle avait de grands yeux bleus, limpides. Elle s'avançait dans la poussière lumineuse et s'asseyait un peu inquiète, en attendant les garçons. c'était Marie Perrin.
Le soleil qui avait paru jusque-là immobile, déclinait vite, les couleurs changeaient. Une grosse orange allait se glisser dans la limite confuse, du bleu du ciel et de la mer et l'horizon s'ourlait de nuances mauves. Les vagues n'arrêtaient pourtant pas de déferler sur le rivage. Elle entendait le fracas épouvantable des lames qui venaient se briser. La surface transparente et lourde ondulait sauvagement sous le vent léger et éclatait de mille feux scintillants, insoutenables, pulvérisés immédiatement.
Quand la barque arrivait, elle s'approchait. La frange blanche de l'écume qui ourlait le rivage, venait caresser ses chevilles et le bas de sa robe, tandis que les embruns humides la plaquait contre son corps ferme, bien sculpté à cet instant.
- Mère, si vous restez exposée à ce soleil de feu, même à cette heure tardive, il gâtera votre beauté et votre santé, criait Pierre grondeur. Vous n'avez pas le droit de vous laisser brunir et ce ne serait pas joli.
Elle souriait, aspirait à longs traits l'air de son île d'adoption, chargé de senteurs sucrées, de l'odeur des tamarins et où la course du temps semble avoir ralenti son rythme. Elle sentait s'adoucir ses regrets pour sa métropole, peu à peu. Plus aucune amertume ne troublait sa pensée. De tous les êtres qui avaient peuplé son passé, il ne lui restait que quelques vagues fantômes.
Marie Perrine Renpat était née en 1789. Elle vivait alors en France, dans un quartier pouilleux de Paris. Avec ses cheveux couleur de blé, ses yeux bleus, tendres, elle avait été une fillette rieuse, discrète, mais volontaire. Mais toute petite, elle avait vite remarqué les moments de gêne très étroite à la maison. Ils étaient de plus en plus fréquents au fur et à mesure que la famille augmentait. Et bientôt, ils furent 9 le matin à dévaler l'escalier pour se précipiter dans la cuisine à l'heure du petit déjeuner. Chacun avait alors une tasse de lait mélangée à de la chicorée et le soir une pomme cuite. L'hiver une poignée de châtaignes rôties remplaçait la pomme.
A midi, également ils faisaient maigre chère ces jours-là. Nul ne s'en apercevait mieux que Marie Perrine, le père lui, ne voyait rien. Il se servait le premier et il y avait toujours assez pour lui. Il causait bruyamment, riait aux éclats de ce qu'il disait et ne remarquait pas le regard de sa femme qui riait d'un rire forcé en le surveillant tandis qu'il se servait. Le plat quand il passait était à moitié vide. Louisa avec son éternel chignon bas, très serré juste au-dessus de la nuque, servait les petits : deux pommes de terre chacun. Lorsque venait le tour de Marie Perrine, souvent il n'en restait que trois sur l'assiette, et sa mère n'était pas servie. Elle le savait d'avance. Elle les avait comptées avant qu'elles n'arrivent à elle. Un soir, elle rassembla son courage et dit d'un air dégagé :
- Rien qu'une, maman.
Celle-ci s'inquiéta un peu. Pourquoi pas deux comme les autres ?
Non, je t'en prie, une seule.
- Est-ce que tu n'as pas faim ?
Et ce rituel devint coutume. Mais habituellement, la mère n'en prenait qu'une aussi et toutes deux la pelaient avec soin, la partageaient en tout petits morceaux pour faire durer ce moment, et elle tâchaient de la manger le plus lentement possible.
La mère la surveillait. Quand elle avait fini :
- Allons prends-la, donc...
- Non merci maman.
- Mais tu es malade, alors ?
- Je ne suis pas malade, mais je t'assure, j'ai assez mangé.
Il arriva que son père lui reprochât de faire la difficile et qu'il s'adjugeât la dernière pomme de terre. Aussi Marie Perrine se méfiait-elle de plus en plus de lui. Elle prenait désormais la pomme de terre, la posait sur le rebord de son assiette et la réservait pour son petit frère, toujours vorace qui la guettait de coin de l'œil depuis le commencement de chaque repas et qui finissait par demander:
- Tu ne la manges pas? Donne-la moi, dis.
Le père, homme aux joues rouges et aux favoris blancs, qui imaginait comme tant de ses pareils, qu'une jovialité incohérente, alternée avec des colères incontrôlées, pouvait faire ignorer un manque total d'idées, avait réduit ses enfants en esclavage. Il les faisait grandir à coups de trique, dans la misère, et, Marie Perrine, la seule fille, l'aînée, était accablée, comme sa mère, de nombreux travaux ménagers, souvent pénibles pour son âge et monotones pour sa mère : lessive, vaisselle, sol à lessiver, eau à aller chercher, bûches...
Elle enviait surtout ses frères parce que les garçons avaient plus de droits et plus de privilèges. Les petits faisaient souvent ce qu'ils voulaient, les plus grands décidaient de leur vie sans contrainte. Pourvu qu'aucun d'eux n'entravât le bien-être du père
Quant à sa mère, on voyait que Marie Perrine était sa préférée. Elle savait sa fille malheureuse et humiliée et elle tentait de compenser par un supplément d'affection. Elle croyait corriger le destin.. Comme elle était raisonnable, dès sa plus tendre enfance, elle la traita comme une grande fille. Cependant, elle ne disait jamais un mot contre le père devant Marie Perrine. Ses enfants blessés par le fouet, elle savait leur panser les blessures avec tendresse et sans reproche. C'est à elle que les enfants devaient ce sentiment de ne pas avoir été totalement abandonnés.
Un soir elle entendit une conversation entre son père et sa mère:
- Elle est tout le temps en train de se laver et de se coiffer !
Elle avait en effet des esquisses de coquetterie qui faisaient deviner la jeune fille et prévoir la femme. Déjà elle savait coudre dans de vieux tissus de jolies robes qui la mettaient en valeur.
- Il faut savoir d'abord si ça lui plairait, hasarda sa mère.
- Pense qu'elle rapportera beaucoup d'argent. Le directeur nous avancera une grosse somme, il ne faut pas l'oublier.
Quelques jours plus tard, elle suivait des cours de musique, de chant et de danse. Bloquée par l'émotion, elle eut des débuts hésitants d'autant qu'elle savait que son père n'accepterait pas un renvoi. Le directeur enseignait en effet gratuitement, succinctement, et très vite. Il vendait pour ainsi dire les élèves douées, à des troupes de variété, ou dans des cafés-concerts. Une infime partie de la somme revenait aux parents.
- ...Ré, ré... s'emporta le maître.
- Je suis navrée d'avoir mal chanté, mais je m'y remettrai, je vous le promets. Je travaillerai tant pour arriver à mieux faire. Serez-vous sans pitié?
Mais elle continua ses leçons de chant car en réalité, elle était née artiste.
- Je m'y connais, fais-moi confiance. Tu peux faire carrière car avec ta voix et ton physique tu réussiras..
Très vite la fillette au teint pâle, du genre petite nature, à l'expression timide et craintive d'une enfant battue, les traits ravagés par le masque de la misère, de la faim et des privations, s'épanouit, et les traits de son visage apparurent d'une finesse remarquable.
La chanteuse de charme du café-concert de Pigalle eut une extinction de voix et le médecin lui avait prescrit huit jours de repos. Le directeur se vit dans l'obligation d'en engager une au pied lavé.
- Cela va être une vraie catastrophe.
Des jeunes filles vinrent une après l'autre présenter leur numéro. Elles n'avaient manifestement aucun talent. Après les avoir écoutées avec beaucoup de patience, le directeur explosa littéralement de rage.
- Foutez-moi ça dehors.
C'est à ce moment-là que Marie Perrine fut présentée.
- D'abord fais-nous entendre ta voix, s'exclama l'imprésario.
Le chef d'orchestre, sans plus attendre, plaqua quelques accords sur le piano. Il joua en sourdine un air qu'elle connaissait mal. Le sang lui martela les tempes. La peur lui fit oublier les paroles de la chanson. Pourtant, petit à petit, la musique arriva à calmer l'affolement de Marie Perrine et, lorsque le pianiste attaqua une vieille romance qu'elle avait apprise, timidement, elle commença à chanter. D'abord, sa voix indécise trembla très fort, puis les notes sortirent plus facilement de sa gorge enfin dénouée et, dans l'assistance silencieuse, monta avec plus de facilité. Un vrai son cristallin et pur. Le directeur soulagé et débordant de joie ne tarit pas de compliments à son adresse.
- Tu vas remplacer ma chanteuse de charme. Bien que tu sois un peu jeune, je te lance.
Et il souleva légèrement sa jupe...
- Et de plus, tu as de très belles jambes, ma chère petite.
Il alla s'asseoir, prit sa pipe sur la table et tira sa blague à tabac, de sa poche. Ensuite il inscrivit Marie Perrine sur un registre. La mère et un de ses frères l'avaient accompagnée :
- Veillez bien sur elle insista celui-ci.
- N'ayez crainte sourit Léo.
Ensuite ils pénétrèrent dans la salle des répétitions. A gauche un couple se livrait à des acrobaties inimaginables et au centre, quatre acteurs répétaient une scène de théâtre. Sur un banc se trouvaient des filles aux toilettes criardes, assises à côté de Pierrots à la bouche carmin.
- Voici Manon, votre nouvelle compagne, clama le directeur en lui faisant faire le tour de la scène.
Il avait spontanément changé son prénom contre un nom de scène...
- Elle veut bien remplacer la chanteuse malade pendant son absence. Au fait ce n'est pas une erreur, ton nom sera désormais, de préférence, Manon.
Et la troupe l'entoura. Ils étaient une trentaine à l'accueillir, tous gentils, curieux et amicaux. Les hommes lui firent des compliments un peu osés qui la firent rougir. Les femmes la pressèrent de questions.
- Silence, maintenant il faut travailler. Quittez tous la scène. Allez vous asseoir dans la salle. Électriciens, deux projecteurs. Où est le pianiste ? Qu'il s'installe vite, nous reprenons. Viens Manon, place-toi bien au milieu des faisceaux lumineux des lampes à huile, et tiens-toi près du trou du souffleur. Comme tu débutes, il va beaucoup t'aider, tu en auras sûrement besoin.. On t'expliquera plus tard les gestes à faire, pour le moment rejette un peu la tête en arrière quand tu chantes et par instants ferme les yeux.. C'est très bien comme ça.
La répétition se poursuivit et le directeur semblait satisfait.
- Manon, demain matin, tu te lèveras tôt. Tu es jeune, je sais, mais il faut absolument travailler tes chansons. La couturière passera s'occuper de toi... Ensuite tu me rejoindras au théâtre, pour la répétition générale avec les autres.
Quand elle s'éloigna, malgré son manque de maturité, elle se demanda un instant si elle allait devenir chanteuse ou une vulgaire fille de cabaret. Elle ne voyait autour d'elle que des filles en fourreau fendu sur le côté, des jambes gainées de bas noirs et de profonds décolletés. Café concert
Léo, en manches de chemise, le crâne luisant de sueur, crachait des injures, se démenait comme un diable, hurlait des ordres, encourageait et critiquait ses artistes, il était partout à la fois, levant les jambes avec les filles qui donnaient des signes manifestes de fatigue. Puis il jouait les rôles lui-même, tout en écoutant d'une oreille attentive l'ouvrier venu lui demander son avis sur les décors de la scène. Cet être plutôt grassouillet et un tantinet précieux, avait une vitalité surprenante. Son énergie, sa force persuasive donnaient l'impression que tout dans le spectacle dépendait de lui. Soudain, couvert de poussière et trempé de sueur, le patron s'écroula dans un fauteuil.
- A toi Manon. C'est ton tour maintenant.
Elle monta à son tour sur la scène et sa répétition commença. Comme elle était nouvelle, le silence s'établit.. Cela dura trois heures. Il était presque midi lorsqu'on la libéra. Elle était affamée et épuisée, mais elle connaissait les chansons par cœur et son maître, tout comme le pianiste avaient l'air contents. Mais la journée déjà fatigante était loin d'être terminée.
- Va t'habiller dit-il à Manon, et vous autres, en piste dans le cabaret cette fois.
Dès le premier soir ce fut le grand moment pour elle. Elle allait chanter pour la première fois devant un public et sans conseils. Sur le moment cela lui parut impossible, incroyable. Son cœur battait très fort et elle devait faire des efforts pour ne pas admettre qu'elle avait peur.
Durant la séance de maquillage, ses pensées se dispersèrent. Quand elle se regardait dans la glace, il lui était impossible de retrouver Marie Perrine dans cette silhouette sophistiquée. Comme Cendrillon, elle venait par un coup de baguette magique, de se transformer en une ravissante princesse, du moins le croyait-elle pour le moment.
Le métier convoité par beaucoup de jeunes filles, le métier extraordinaire de chanteuse de charme, s'ouvrait devant elle. Pourtant elle se sentait tout de même un peu mal à l'aise. Pourquoi ? Déjà elle réalisait qu'il n'était ni dans ses habitudes, ni dans celles de sa famille de se montrer ainsi en spectacle...
Elle regarda à ses pieds la grande salle d'où montait un brouhaha continu. Grand Dieu ! Combien étaient-ils venus pour boire un coup et aussi pour l'écouter, la juger, et sûrement la siffler ? Devant cette foule, elle se sentit misérable et elle dut fermer les yeux pour réagir contre le vertige qui la faisait vaciller. Les murs du café étaient couverts de glaces et son image se reflétait à l'infini. Étonnée, elle regarda dans tous ces miroirs cette cette jeune fille blonde à l'allure encore de fillette. Ce n'était pourtant plus Marie-Perrine. Non , mais c'était bien Manon, la belle chanteuse de cabaret. Depuis quelques jours et pour la première fois de sa vie, elle avait vraiment peur. Était-ce seulement le trac?
Il lui parut certain qu'elle serait incapable de faire sortir un son de sa gorge nouée. Un grand vide se creusait en elle, un trou noir devant son regard s'ouvrait comme le néant. Aveuglée par les lumières de la salle, assourdie par le bruit de cabaret autour d'elle, ses yeux se remplissaient de larmes. Dès que la musique fusa, c'est avec les jambes un peu tremblantes et le cœur battant à grands coups désordonnés qu'elle chanta et dansa tout en fixant d'un regard apeuré ces inconnus qui l'écoutaient, qui la regardait avec un regard presque avide. Elle croyait se dédoubler. Elle chantait mais elle se voyait comme hors d'elle-même. Elle voyait une fille au corps glacé qui agissait mécaniquement alors qu'en réalité son cœur se serrait, se serrait... Dans sa tête étrangement creuse, s'entrechoquaient et bourdonnaient sans cesse les conseils de son maître D'ailleurs les rêves ne durèrent pas longtemps.
- Ah, c'est toi ? tu commences bien ! Rappelle-toi ma petite que la principale qualité d'une véritable artiste est l'exactitude. Le café est bondé à une certaine heure, pas à une autre. Je n'admets aucun retard.
Ensuite ce furent des paroles et des actes ambigus ou des plus révoltants:
- Comme tu es belle... mots souvent prononcés avec admiration. Tes yeux dorés brillent comme ceux d'un félin.
Manon se sentait blessée. Quelque chose dans l'intonation de ces hommes mûrissait et blessait la jeune fille. Très vite son cœur battit souvent et très fort de colère plus que d'émotion. Elle le sentait, ce n'étaient plus de simples et tendres taquineries. Déjà son patron avait un soir franchi le frontière de sa froideur terrorisée. Il s'était avancée vers elle :
- Tu es si belle, que malgré ton âge, on ne peut te résister. Viens avec moi, tu n'as pas à avoir peur.
Brusquement il lui avait dégrafé le corsage et elle l'avait égratigné tout aussi soudainement au visage. Elle avait réussi à lui échapper et sous ses blasphèmes, elle s'était enfuie, toute échevelée et s'était cachée derrière une table. Mais il approchait, furieux à son tour :
- Laissez-moi, vous n'avez pas le droit hurlait-elle...
- Tu te trompes, j'ai tous les droits, je suis ton maître, tes parents ont signé un contrat et tu es si belle...
Un peu confus cependant il ajouta :
- Tu es tout ébouriffée, va te recoiffer, tu as des miroirs dans le couloir, mais tu n'as pas à avoir peur. Il faudra bien que tu te soumettes.
Les jambes tremblantes, elle se recoiffa et se maquilla un peu pour atténuer sa pâleur
Le soir elle se plaignit à ses parents :
- Ce n'est pas un homme correct, aucun des hommes qui fréquente le cabaret n'est correct ! Il me parle sur un ton que je déteste !
Son père ignora son angoisse et la réprimanda. Savait-il déjà ce qui l'attendait ou l'ignorait-il ? Sa mère n'osa pas protester lorsqu'il s'écria :
- Qu'importe ce que tu détestes ! Bougonna-t-il; maintenant tu es chanteuse, nous avons signé un contrat, ton public a l'air satisfait et tu es bien payé. Ton salaire va beaucoup nous aider. Ne fais pas la gamine, pense à tes frères et sache que pour ton patron, tout est permis. L'immense gamme des sons bloquée dans son gosier jaillit cependant. Sa voix s'enfla progressivement jusqu'à atteindre son paroxysme et elle oublia ses angoisses. Il lui restait à prouver qu'elle n'avait pas besoin de son charme pour soulever la salle.
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Posté le 20.11.2007 par aufildesjoursecrire
Un seul de mes romans a été publié; tome 1 ...
Le second est sur le point de l'être, le tome 2
Tous mes romans concernent des faits précis de ma vie ou de mes ascendants
J'ai écrit mon premier roman au moment de ma longue maladie. cela m'a aidée à occuper mon esprit
A. ton héros est un immigré comme moi, je n'ai pas encore lu les deux derniers envois, je te dirai ce que j'en pense, en tous cas, tu as du talent, tu es née dans un encrier lol.
Ecrire ... simplement parce que ... au détour d'un texte peut surgir une idée que d'autres trouveront géniale, qu'ils feront leur, et qui alimentera leur vie.
La même idée qui semblait si banale, si insipide, si ridicule.
Ton écriture nourrit l'imaginaire de ton lecteur....
Bonne continuation ...
Shoan
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